Les fourmis sont elles une menace pour mes plantes ?

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Les fourmis constituent l’une des espèces les plus nombreuses sur terre. À l’échelle mondiale, elle représente 10 % à 20 % de l’ensemble de la biomasse terrestre. Celles qui vivent dans les potagers y viennent souvent pour chercher refuge sous les plantes. Cependant, l’on s’interroge à savoir si elles ne font pas de leurs hôtes une mamelle nourricière pour assurer leur survie. En d’autres termes, ces fourmis sont-elles une menace pour les plantes ?

Combattre les fourmis

Pourquoi combattre les fourmis, constituent-elles une menace pour vos plantes ? À cette question, nous répondons par l’affirmatif. En effet, les fourmis ne constituent pas une menace directe pour les plantes. Mais ce sont plutôt leurs actions qui emmènent certains insectes à détruire les plantes.

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Comprendre l’impact négatif des actions des fourmis sur les plantes

Il faut, au préalable, mentionner que les actions directes des fourmis dans les jardins sont plutôt positives. En effet, elles jouent un rôle de prédateur, de recycleur des déchets végétaux et animaliers, d’aérateur…

  • Le rôle de prédateur

Bien qu’elles constituent un mets de choix pour certains animaux tels que les oiseaux insectivores, les araignées et certains mammifères, les fourmis se nourrissent aussi d’autres animaux. Ainsi, elles se délectent des larves, vers, œufs d’insectes, des chenilles et d’autres nuisibles du jardin. Leur action de prédateur aide le jardin à se débarrasser de nombreux insectes nuisibles. Généralement, l’action de ces insectes réduit considérablement le rendement de votre potager.

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  • L’aérateur du sol

Pour construire leur habitat, les fourmis creusent le sol afin de former des galeries qui sont les lieux de stockage de leurs œufs. Outre ce rôle, les galeries permettent au sol d’être régulièrement aérées. De ce fait, la présence d’une galerie à côté de vos plantes ne doit pas vous inquiéter. En effet, un sol bien aéré peut absorber plus de 1000 fois la quantité d’eau absorbée par un sol normal. Cela est d’un grand avantage pour les plantes qui se trouvent autour de cette zone. Avec ce haut degré d’absorption, elles ont de l’eau à profusion.

Une autre solution pour aérer vos sols est d’utiliser une grelinette 4 ou 5 dents, qui va vous permettre de bien aérer votre sol en cassant la croutte supérieure de terre.

  • Un véritable recycleur des déchets végétaux et animaliers

Que ce soit les déchets végétaux ou des cadavres des animaux, les fourmis présentent dans votre potager les recyclent régulièrement. En procédant ainsi, elles enrichissent le sol et évitent aux plantes d’être contaminées par certaines maladies.

Plus haut, nous avons évoqué le fait que les fourmis sont des prédateurs. Toutefois, elles capturent certains insectes et ne les consomment pas. C’est le cas des pucerons. Ces derniers leur sont utiles pour constituer leur réserve de miellat. Le miellat est une sorte de substance sécrétée par les pucerons. Il est sucré et très riche en nutriments pour les fourmis. En procédant ainsi, elles gardent les pucerons vivants. De ce fait, ces derniers continuent à causer des dommages aux plantes. D’où l’impact négatif de la présence des fourmis dans le potager. Comment s’en débarrasser ?

Combattre les fourmis dans le jardin

Pour combattre les fourmis dans votre jardin sans toutefois nuire à la croissance des plantes, la meilleure façon, c’est d’utiliser les méthodes naturelles. Il existe des plantes qui ont un effet répulsif contre les fourmis. C’est le cas de la menthe, de la Lavande et de la Sauge. Pour s’en servir contre ces derniers, vous pouvez les planter dans votre potager pour les éloigner.

En général, les fourmis détestent les odeurs fortes. De ce fait, vous pouvez utiliser tout ce qui dégage fortement pour les éloigner dans les endroits où elles se trouvent. Pour ce faire, vous pouvez par exemple répandre la cannelle, l’ail, le basilic, les feuilles de laurier et le marc de café dans tous les endroits où on les trouve.

Les fourmis détestent également le vinaigre et toutes les substances acides. Il en est de même du bicarbonate, de la craie et des coquilles d’œuf réduites en poudre. Vous pouvez répandre toutes ces substances dans les fourmilières et d’autres endroits où on retrouve les fourmis.

Les fourmis n’aiment pas aussi le citron. Il suffit d’en répandre là où les ouvriers passent régulièrement et laisser les quartiers des citrons pressés pour les faire fuir. Si l’on prive les fourmis de leur nourriture, il est certain qu’elles quitteront le lieu où elles se trouvent. Étant donné qu’elles se nourrissent du miellat sucré produit par les pucerons, si ces derniers s’en vont, les fourmis s’en iront également.

Pour se débarrasser des pucerons afin de déloger les fourmis, vous pouvez asperger vos plantes avec une solution de Savon noir dilué à de l’eau. Bien que la bande de glu ne soit pas sélective, elle peut tout de même être utilisée pour piéger les fourmis. Pour ce faire, vous pouvez la poser autour du tronc d’un arbre planté dans votre plantation. Cependant, le bémol, c’est qu’elle ne fait pas le tri entre la fourmi et d’autres insectes. Ainsi, elle retient tout ce qui passe par là : mouche, papillon, punaises, etc.

La méthode ultime pour faire partir les fourmis de votre potager, c’est de se débarrasser de la reine. Sans reine, il y aura plus d’œuf et elles ne seront plus dirigées. C’est ainsi que leur population va décroître pour finir par s’éteindre.

Au terme de cette analyse sur l’action des fourmis sur les plantes, il faut retenir que la fourmi en soi ne consomme pas les plantes. Néanmoins, elles encouragent l’action des pucerons en les protégeant contre certains prédateurs.

Où vivent les fourmis ?

Il est très facile de repérer une colonie de fourmis. Cependant, il est plus difficile de détecter leur habitat. Généralement, il faut suivre la file indienne crée par les ouvriers pour pouvoir détecter le lieu où se trouve la fourmilière ou d’autres endroits où elles nichent.

Les habitats des fourmis

  • Les endroits sombres et humides

Le plus souvent, vous allez constater que les fourmis aiment les endroits sombres et humides. En effet, il est plus simple pour eux d’y construire leur galerie à l’abri des regards. Cela s’explique par le fait que le sol ou le matériel qui se trouve à cet endroit a été affaibli par l’action de l’humidité. De ce fait, il est plus facile pour elles de l’attaquer. Les endroits sombres et humides sollicités par ces derniers sont : le dessous des dalles de béton, les souches d’arbre mort, les interstices des parquets, les tuyaux de canalisations, les pourtours des sources d’eau, et derrière les plinthes.

  • Le bois

Il existe des espèces de fourmis qui aiment vivre dans le bois. Ces insectes creusent le bois et construisent les galeries à l’intérieur. Afin de libérer l’espace nécessaire pour mieux circuler dans le bois, elles font tomber la sciure de bois qu’elles ont rongé. Dans ce type d’habitat, on y retrouve le plus souvent les fourmis charpentières.

Ces dernières sont souvent très actives, et construisent souvent leur galerie dans la cave, les cadres de fenêtre, le grenier, les bois mort et les marches en bois. Leur présence est souvent détectée par les dépôts de sciure de bois au sol et des cliquetis qu’elles font lorsqu’on tapote le bois ou lorsqu’elles nous entendent arriver.

Les types de fourmilières

Les fourmis sont des insectes dits sociaux. Cela veut dire qu’elles vivent dans un habitat bien organisé et qu’elles ont pris la peine de bien l’emménagé. Dans leur habitat, la vie est souvent organisée de sorte que chaque individu à un rôle bien précis.

  • La fourmilière à dôme

Les fourmilières à dôme sont généralement des habitats créés temporairement pour protéger le couvain. Elles sont très vulnérables et sont exposées à la vue de tous. Elle est faite par les matériaux tels que : le sable, la terre, les débris végétaux et des brindilles.

  • Les fourmilières enfouies au sol

Ces types de fourmilières sont les véritables habitats pour les fourmis. Elles sont la preuve du talent architectural dont disposent ces insectes. Les fourmilières sous terre sont séparées par de nombreuses galeries où logent les larves, les œufs et les nymphes. On y trouve également un espace spécial réservé à la reine. Dans les galeries, les couvains sont logés sous des dalles exposées au soleil. Pour circuler librement entre les différentes galeries, les fourmis utilisent des tunnels créés pour la circonstance.

Outre ces deux types de fourmilières, il existe deux autres types un peu plus rares. Il s’agit du nid de fourmis champignonnistes et de la fourmilière vivante. Les nids de fourmis champignonnistes sont emménagés dans le sol. On y trouve de multiples tunnels d’accès, d’aération et de nombreuses galeries. Parfois, ces types de tunnels sont construits dans des plantes qui vivent en symbiose avec les fourmis. Pour ce faire, elles utilisent la soie produite par leurs larves afin de lier les différentes feuilles entre elles pour constituer le nid dont elles ont besoin.

En réalité, les fourmilières vivantes ne sont pas des habitats en tant que tel. C’est juste une sorte de chaîne créée par des milliers de fourmis ouvrières. Dans cette chaîne, les fourmis se tiennent par les pattes afin de protéger leur couvain et la reine.

Utiliser les fourmis pour combattre les pucerons

Certaines espèces de fourmis entretiennent des relations étroites avec les pucerons. Cette relation est un rendez-vous du donnée et du recevoir. De ce fait, les fourmis offrent une protection aux pucerons contre le miellat des pucerons. Toutefois, dans cette relation, ces deux insectes ne sont pas toujours en bon terme. Il arrive souvent que les fourmis se nourrissent des pucerons.

Comment les fourmis parviennent à retenir les pucerons pour profiter de leur miellat ?

Selon les résultats de certaines études scientifiques, il a été prouvé que certaines espèces de pucerons et des fourmis vivent ensemble. En effet, pour maintenir les pucerons à leur côté afin qu’ils produisent régulièrement de la nourriture pour eux, les fourmis usent de certains types de stratégies.

Pour les empêcher de s’éloigner, les fourmis mordent leurs ailles. Ainsi, il reste sur place pour consommer les feuilles de plante et produire le miellat sucré très prisé par les fourmis. La piqûre inoculée au puceron par les fourmis contient également un venin qui ralentit la croissance de leurs ailes.

Selon une autre étude plus récente, effectuée par une équipe de recherche de l’Imperial College de Londres, de l’université de Reading et la Royal Holloway, il a été démontré que les fourmis utilisent les produits chimiques tranquillisant produits par leur empreinte pour maintenir une ferme peuplée des pucerons proche de leur colonie. Ainsi, elles pourront se servir de leur miellat à volonté.

Fourmis pucerons : une relation complexe

Contrairement à ce qu’on pense, la relation entre les fourmis et les pucerons n’est pas aussi simples telle qu’elle parait. En effet, il a été prouvé qu’à un moment donné les fourmis se nourrissent des pucerons. Pourtant, depuis fort longtemps on reconnaissait plutôt le fait que ces derniers étaient une sorte de mamelle nourricière pour les fourmis.

Au vu des cas pareils, l’on s’interroge à savoir si les empreintes chimiques utilisées par les fourmis pour contrôler les populations de pucerons ne constituent pas plutôt un moyen pour ces derniers d’avoir à leur porté une source permanente de nourriture. De même, il est également possible pour les pucerons de se servir de ces empreintes chimiques pour rester aux côtés des fourmis afin de bénéficier de leur protection. Puisque les fourmis les protègent contre les attaques de leurs grandes anémies qui sont les coccinelles.

Bien que ces deux insectes bénéficient de leur interaction, en portant une analyse plus poussée sur cette relation, on constate que la fourmi est le vainqueur dans ces échanges. Parce qu’elle manipule le puceron à son détriment. Elle décide de quand est-ce qu’elle peut la consommer et de quand est-ce qu’il faut plutôt profiter des aliments qu’il lui procure.

Il faut comprendre que la stratégie des fourmis, c’est de contrôler la population des pucerons pour pouvoir profiter d’eux à leur guise.

Pour illustration, lorsqu’on observe les pucerons, on constate que de nature, ils ne possèdent pas d’ailes. Cependant, quand les conditions environnementales deviennent difficiles, elles développent des ailes pour aller chercher de la nourriture ailleurs. Or, au côté des fourmis, elles ne leur permettent pas de développer des ailes.

De ce qui précède, on peut conclure que les fourmis peuvent contrôler les déplacements des pucerons afin de les maintenir dans un endroit donné.

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