Le Var fait partie des départements français les plus exposés aux moustiques tigres. En 2024, trois épisodes de transmission de dengue y ont été recensés, totalisant 41 cas autochtones. En 2026, la surveillance est renforcée : le premier cas autochtone de dengue de la saison a été confirmé fin juillet dans le Tarn, rappelant que le risque, bien réel, progresse chaque été. Dans ce contexte, le jardin devient un terrain d’action concret, pas seulement un lieu de détente.
Le jardin varois, terrain de ponte privilégié
Le moustique tigre (Aedes albopictus) n’a pas besoin d’un point d’eau visible pour se reproduire. Une soucoupe oubliée sous un pot, une bâche mal tendue, une gouttière partiellement bouchée suffisent. Au cours de sa vie, une femelle peut pondre jusqu’à cinq fois 150 œufs, toujours dans des eaux stagnantes. Les jardins méditerranéens, avec leurs bassins, leurs récupérateurs de pluie et leurs terrasses dallées, offrent donc involontairement de nombreux gîtes larvaires.
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Premier réflexe : vider régulièrement tout ce qui retient l’eau, au moins une fois par semaine pendant la saison chaude. Pour les bassins, l’eau en mouvement réduit considérablement les risques. Introduire des poissons constitue une solution naturelle efficace : ils se nourrissent directement des larves. Les chaleurs prolongées de l’automne 2025 ont maintenu les moustiques actifs bien au-delà de septembre dans la région PACA, ce qui invite à prolonger ces précautions plus tard dans l’année qu’on ne le ferait instinctivement.
Quand les gestes du jardinier atteignent leurs limites
Porter des vêtements couvrants en soirée, installer des moustiquaires, utiliser des répulsifs homologués : ces mesures restent utiles, mais aucune d’elles n’est suffisante seule, surtout sur un jardin, une grande terrasse ou un espace partagé. Dès que la pression des nuisibles devient forte ou que le contexte sanitaire local l’exige, un traitement professionnel contre les moustiques dans le var offre une réponse plus complète.
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Les entreprises spécialisées combinent deux types d’intervention : traitement des gîtes larvaires identifiés et application d’adulticides homologués par nébulisation, y compris dans les zones difficiles d’accès comme les gouttières ou la végétation dense. Les techniciens doivent être titulaires de la certification Certibiocide, obligatoire en France pour l’utilisation des produits biocides. Plusieurs passages peuvent être nécessaires pour une efficacité maximale. Ces entreprises interviennent pour des particuliers, des copropriétés ou des établissements professionnels.
Le bon moment pour agir : le printemps, avant l’explosion des populations
Les moustiques tigres passent l’hiver sous forme d’œufs. Dès la hausse des températures printanières, les larves se développent rapidement. C’est cette fenêtre, entre avril et début juin, qui constitue le moment le plus stratégique pour intervenir, avant que les populations adultes ne soient établies. Attendre les premières piqûres de juillet, c’est presque toujours agir trop tard pour limiter la nuisance à la source.
Que l’on jardine à Toulon, Fréjus ou dans l’arrière-pays varois, la logique reste la même : supprimer les gîtes d’abord, surveiller ensuite, et ne pas hésiter à faire appel à un professionnel certifié si la situation dépasse les moyens du bord.
